Christine de Pisan

Christine de Pisan

samedi 26 juin 2021

Notre affiche en soutien à Mila lors de la LGBT Pride de Paris

Cette journée aurait du être une journée en l'honneur de Mila, 

elle aurait du en être l'héroine.

Malheureusement : bilan de l'après midi :

en tout nous étions cinq personnes ayant manifesté en portant des affiches en soutien à Mila.

Plusieurs personnes viennent nous dire leur approbation, dont un homme du moyen orient, ( qui commente en parlant de ceux qui nous critiquent : " Qu'ils aillent voir comment c'est dans les pays arabes !" 

D'autres arrachent nos affiches et panneaux, en venant courageusement par derrière ou à 4 ou 5 garçons contre une femme, ou un homme, d'autres s'interposent. 

Certains discutent, des discussions interessantes, d'autres plus fermées, d'autres refusent.

En conclusion : grand merci à ceux et celles qui se sont interposés et soirée hémoclar .... 

Jugement d'ensemble : une situation intellectuelle catastrophique.

Notre affiche en soutien à Mila lors de la LGBT Pride de Paris :

MERCI MILA !

Oui à la liberté de conscience.  Oui à la liberté de critiquer toutes les idéologies, y compris religieuses. 

Non à : homophobie, haine, loi islamique, racisme, nazisme, exploitation capitaliste.

 

Cercle d’étude de réformes féministes

mardi 22 juin 2021

Communiqué Procès pour Mila

 La Ligue du Droit International des Femmes, le Cercle d'étude de Réformes féministes et Regards de femmes se sont portées partie civile en soutien à Mila dans le procès intenté contre ses agresseurs.

 

Afin de ne pas alourdir les débats mais de manifester notre soutien à Mila, voici la plaidoirie, volontairement brève, ce mardi 22 juin, de Maitre Linda Weil Curiel, représentant les trois associations féministes universalistes.

« REFUS DE SE LAISSER IMPORTUNER, BRAVOURE, PASSION,

ESPRIT DE LIBERTÉ ET DE RÉSISTANCE,

MILA NOUS VOUS RESPECTONS,

NOUS VOUS AIMONS,

 NOUS SOMMES À VOS CÔTÉS. »

 

Mila l’a remercié et a trouvé ces quelques paroles très émouvantes.

 

Nous attendons la décision du tribunal.

Pour rappel, dès le 1er février 2020, nous soutenions Mila, par un communiqué de presse

 

Communiqué, 1er février 2020


Affaire Mila, comment faire entendre les associations féministes laïques universalistes ?


Nous, Libres Mariannes, Ligue de Droit International des Femmes et Regards de femmes, associations féministes universalistes et laïques saluons la réactivité de toutes celles et tous ceux qui, comme nous :

  • Ont fait connaitre « l’affaire Mila », du nom de cette jeune lycéenne de 16 ans qui, réagissant au harcèlement d’un dragueur lesbophobe proférant des menaces de caractère religieux, se trouve du jour au lendemain menacée de mort et devant être protégée pour avoir critiqué en termes crus, l’islam.
  • Se sont indignés des propos révélateurs d’Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM) selon lequel : « qui sème le vent récolte la tempête ! ».  
  • Ont pointé le dérapage de la Garde des Sceaux, déclarant que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de conscience », alors qu’en mettant en cause la liberté de critiquer une religion elle réintroduit le délit blasphème. Oubliant que la religion n’est qu’une opinion.
  • Ont rappelé, à juste titre, que le droit au blasphème est inscrit dans notre histoire et dans notre loi, résultat d’un combat héroïque contre les obscurantismes. Tel était le sens de l’immense manifestation de 2015 aux cris de « Je suis Charlie ». 

 
Contrairement à ce que certains affirment, en s’étonnant du silence des associations féministes (mais ils n’en regardent qu’une partie…) nos associations, comme beaucoup d’autres avec lesquelles nous travaillons, sont solidaires de Mila et nous l’avons fait savoir dans les réseaux sociaux.

 
Il conviendrait de s’étonner plutôt du silence vis-à-vis de nos communiqués, de nos analyses, de nos alertes, de nos pétitions, de nos essais, par certains médias préférant reproduire les propos d’associations enfermant les femmes dans la soumission, prétendument choisie, aux diktats religieux du patriarcat théocratique. Nos outils sont maintenant les réseaux sociaux bien que ce soient eux aussi qui aujourd’hui massacrent Mila.

 

Nous acceptons cette contradiction pour faire entendre notre voix afin que chaque femme et chaque fille dans le monde puisse accéder aux droits humains universels, à la liberté de conscience et au droit d’exprimer ses opinions.

 

 

Procès des personnes accusées de menaces contre Mila

nouveau Palais de justice Paris



Procès concernant les menaces contre Mila.

 

Hier, 21 juin 2021, lors du procès des personnes accusées de menaces et harcèlement contre Mila, les réponses données par elle et sa mère ont été magnifiques de clarté intellectuelle et de hauteur morale.

Le Président a dirigé les débats en tentant de donner à tous les moyens de s’expliquer et d’aider à trouver les moyens d’un retour à la sécurité pour Mila et à la vie commune, paisible. Il a expliqué qu’il considérait le présent procès comme un tournant, le commencement d’un nouveau mode de fonctionnement à trouver pour l’usage des réseaux sociaux.

Il a notamment aidé, en leur expliquant comment les excuses réelles étaient présentées, et en le répétant à deux reprises, ceux des inculpés qui le décidaient (2 hier), à formuler des présentations d’excuses à Mila.

Il a en fin de soirée, (à la suite de la question d’un avocat qui a tenté de salir Mila en lui faisant employer le terme d’islamophobe, et après que celle-ci ait très judicieusement répliqué en lui demandant de donner sa définition de ce terme, puis répondu a l’avocat sans l’employer), demandé à Mila si pour elle, son expérience des agressions commises lui faisait avoir une opinion sur l’ensemble des musulmans, lui donnant ainsi l’occasion d’exposer clairement son point de vue éventuel sur les personnes musulmanes, après qu’elle ait à de nombreuses reprises au cours du procès, expliqué qu’elle avait critiqué une religion, mais non pas parlé des personnes musulmanes. 

Mila, qui avait aussi déjà a plusieurs reprises parlé de musulmans qu’elle aimait, qui était ses amis, a alors clairement déclaré qu’en aucun cas elle ne considérait que l’ensemble des musulmans soient comme les personnes qui l’avaient menacée au nom de l’islam ou pour défendre l’islam,  qu’en aucun cas elle ne faisait une telle généralisation, et qu’elle ne voulait pas que ses propos soient compris comme ayant cette signification là.

Après avoir plusieurs fois lors du procès rappelé qu’elle a reçu des messages de menaces de la part de personnes lui reprochant son homosexualité notamment au nom de l’islam, et qu’elle avait critiqué pour cela la haine dans la religion islamique, Mila a également affirmé, en réponse à ce même avocat qui lui demandait si elle avait suffisamment de connaissance de l’islam pour affirmer ce qu’elle en disait, qu’elle avait effectivement lu le coran dans un exemplaire que lui avait donné un ami ex-musulman. 


Le Cercle d'étude de réformes féministe, la Ligue internationale du droit des femmes, Regards de femmes se sont portées parties civile dans ce procès en soutien à Mila.

C.E.R.F.



jeudi 12 mars 2020

Lettre à Mila



Chère Mila, 

J’espère que nous serons nombreux à être à vos côtés, j’espère que votre parole franche à vos correspondants sera le début d’une prise de conscience bénéfique à « toutes les familles de la terre ».
Ne prêtez pas attention à l’initiative du Parquet, initiative d’une justice qui s’abrite derrière la forme, faute, à l’image de la majorité des adultes de nos pays occidentaux, d’avoir le courage d’examiner le fond et les faits. Initiative dont la violence symbolique contre vous est moralement inadmissible.
J’ai lu votre interview sur le site «  Bellica » et vu la vidéo où vous rappeliez et expliquiez vos propos antérieurs via Instagram.
Vous avez, vous, regardé les faits et vous avez dit ce que vous avez vu et compris. Vous n’avez parlé que d’un aspect des faits, celui qui concernait directement la situation où vous plaçaient vos correspondants en vous insultant, mais ce que vous avez compris est malheureusement vrai.
J’ai longtemps pensé vivre dans une civilisation, un « monde libre » qui refusait le retour de la barbarie. En vérité, je constate que la majorité des adultes, chère Mila, ne cesse en effet de se vanter de s’opposer à ce retour, mais en réalité, n’est pas prête au moindre sacrifice pour s’y opposer réellement. Notre génération dans sa majorité, paresse en espérant passer à travers les gouttes de l’orage. Votre génération, vous, et aussi les jeunes qui vous ont agressée verbalement, subit les conséquences de notre incurie.
J’ai longtemps pensé vivre en France, soit dans un pays où la loi est : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, fussent-elles religieuses », et où (schématiquement) les personnes ont des droits, alors que les autres choses que les personnes (les idées, les êtres surnaturels) n’en ont pas.
Loi signifiant qu’aucun, aucune, d’entre nous ne doit être la cible de violences ou de persécution parce qu’il ou elle croit à Vishnou ou Shiva, ou à la platitude de la terre, ou à la Création en sept jours, ou à la vérité du marxisme-léninisme ou de Mein Kampf, ou voit dans Mahomet/Muhammad le plus excellent des prophètes … ou bien parce qu’il ou elle est de l’avis que telle ou telle des différentes conceptions du monde est moralement abominable.
De plus, aujourd’hui, la loi elle-même exige de l’Etat, des personnes, de savoir distinguer les idéologies incitant à la haine des autres. Normalement, sans distinguer selon que ces idéologies aient ou pas un aspect relatif au surnaturel, sans révérence particulière envers le religieux, révérence qui serait évidemment le contraire d’un point de vue laïque.
Pourtant, les textes de l’islam sont protégés par un détournement des lois contre l’incitation à la haine :
-           au moyen de l’argument spécieux selon lequel dénoncer ces idéologies reviendrait à inciter à la haine contre les personnes pouvant être confondues avec elles,
-          et en raison de la confusion entre la croyance/foi/conviction, d’une part – phénomène passif, état mental dont nul n’a à répondre dans un droit distinguant norme juridique et norme morale -  et actes opérés en application des normes religieuses d’autre part – actes matériels, eux, dont soumis au jugement de valeur et aux restrictions nécessaires dans une société de droit -  confusion idiote s’il en est, pourtant commis par quantité de nos juristes, dont parmi les plus reconnus …
Alors que pourtant, tout le monde comprend qu’il est nécessaire de pouvoir expliquer nos jugements de valeur morale sur les conceptions morales de nos contemporains, sœurs et frères humains, pour tenter, ensemble, de trouver quelle norme est vraiment morale, pour tenter, tous ensemble, de nous conduire éthiquement, en bien, les uns envers les autres. 
Et tout le monde comprend que la confusion entre une idéologie et des personnes est un non-sens. Nous savons ou lisons que « les êtres humains sont doués de conscience et de raison » (Déclaration Universelle de 1948). Conception selon laquelle les êtres humains ne sont pas des mécanismes subissant un programme déterminant ses actes, mais des êtres libres. Nous savons tous que chacun-e a une relation personnelle, particulière, avec l’héritage culturelle transmis par son environnement, familial, social, géographique. Nous apprenons la fable de Jean de la Fontaine contre l’injustice du Loup accusant l’Agneau de la culpabilité de son frère. Alors, non, bien sûr, nous ne sommes pas des abrutis qui prendraient « tous les musulmans » pour des imitateurs de Mahomet/Muhammad ou de Ben Laden.
Bref, nous savons tous largement, que la confusion entre critique d’une doctrine et haine des personnes, si elle se produit dans l’esprit de certains, n’est ni fondée ni inéluctable. Cette confusion ne peut être honnêtement invoquée contre les personnes critiquant une doctrine (sauf contre celles qui affirment qu’elle serait fondée), quand bien même la critique serait aussi violente verbalement que la doctrine est elle-même violente par son contenu clair et manifeste (dans son corpus de textes reconnus par la majorité de ses savants). 
En réalité, aujourd’hui, comme toujours dans l’histoire, la critique des idéologies guerrières est une liberté, un devoir, durement combattu. Car de tous temps, les profiteurs de guerre ont eu besoin d’idéologies guerrières pour transformer des jeunes en chair à canon à leur service. Et de tous temps, ils ont combattu férocement la critique des idéologies guerrières. Et de tous temps, et partout, la majorité a laissé faire ou espéré une part de butin.
Les anti-nazis d’entre deux guerres se sont vus accusé d’être, eux, les fauteurs de guerre : une accusation terrible après les massacres de la première guerre mondiale …
Aujourd’hui, des jeunes sont tués au nom du jihad, des femmes sont battues au nom de la loi d’Allah, des jeunes tuent au nom du jihad. Mais il est vrai que si l’islam n’existait pas, bien du monde aurait intérêt à l’inventer. A court/moyen terme, la géopolitique et les guerres économiques permettent que l’économie tourne et que les retraites soient payées, donc la majorité des vieux va continuer à élire les protecteurs de l’islam. Au fond les vieux se disent : « Pourvu que cela dure … jusqu’à notre fin, et après nous le déluge ».
Telle est la raison fondamentale pour laquelle une des pires idéologies de guerre et d’incitation à la haine de l’histoire, soit la doctrine de l’islam, est aujourd’hui protégée par les élus choisis … par la majorité de notre génération.
Mon espoir, chère Mila, et vous le renforcez, est que « nous » nous mettions enfin à réagir en tant que « nous, notre génération ».
Il est temps de mettre fin à la « culture de l’ennemi » dénoncée par Liu Xaobo, il est temps de mettre en commun nos héritages culturels et de nous entraider à, soit, en supporter le poids, soit en utiliser tous les enseignements. Il est temps de « nous » considérer comme réunis par notre commune situation de contemporains responsables de l’avenir. Libres par rapport à nos ancêtres et leurs erreurs, libres  aussi de réaliser leur souhait le plus fréquent : que nous fassions mieux qu’eux, que nous, élèves dépassions nos maitres.
Lors du premier congrès international Rom (Tsygane) à Budapest, j’ai rencontré un militant allemand. Il souffrait. Il était né après la guerre et … ne savait pas comment ne pas souffrir d’être allemand, héritier d’une culture et d’une généalogie du peuple qui avait commis les massacres de la deuxième guerre mondiale. J’ai tenté en vain de lui répéter qu’étant né après la guerre, il n’était responsable de rien.
Aux adultes qui, enfants, ont subi des incestes, on peut dire que même si leurs pères ont été monstrueux envers eux, ils ne sont pas fondamentalement pas, eux les enfants, différents de nous tous, car nous avons tous probablement quelque auteur d’infraction ou de crime parmi nos aïeux.
Nous comprenons tous, si nous regardons un peu les vicissitudes de nos histoires, qu’il n’y pas de peuples moralement si supérieurs aux autres, et aucun qui serait intrinsèquement supérieur en valeur aux autres. Nous comprenons tous, que face à des pouvoirs ou puissances aussi violentes et terrorisantes que le furent les conquérants musulmans, aidées souvent par des élites traitresses corrompues, les populations qui se sont soumises, qui vivent dans la soumission, ont des circonstances atténuantes pour le moins, à leur soumission à des lois barbares.  Qui pourraient en vouloir aux janissaires ou aux Hitlerjugend ? Nous nous demandons tous ce que nous aurions fait à leur place …
Le racisme consiste à estimer que certains êtres humains ont intrinsèquement moins de valeur que d’autres. Dire que certaines croyances répandues dans telle partie du monde est barbare n’a rien de commun avec cette conception anthropologique là.  Etre né dans un pays qui subi ou a subi ou s’est jeté lui-même dans la barbare, ne fait pas de vous un être ayant moins de valeur. A l’inverse, un héritage culturel sophistiqué n’est jamais une garantie contre la barbarie : des pays les plus élevés en civilisation, en niveau de réflexion morale, sont sorties parmi les pires violences massives.
En réalité, aujourd’hui, nous nous aplatissons tous dans une lâcheté et même un j’men foutisme, qui bat peut-être bien tous les records historiques de vitesse de soumission.
Pourtant rien n’est joué.
La violence de nombre de jeunes musulmans n’a rien de rien, de rien du tout d’inéluctable. Mais pour l’enrayer, il faut remonter à la racine du mal.
La racine du mal se trouve dans la loi musulmane pour une grande part (pas seulement là bien entendu), une grande part sur laquelle nous pouvons agir. Vous avez été Grande, Mila, en identifiant et nommant cette racine là, immédiatement, en réponse aux agressions. Vous vous êtes défendue, avec courage et pertinence, par une analyse de la situation qui permet aussi à vos agresseurs de sortir de l’agressivité.
Comment la violence n’apparaitrait elle pas chez des jeunes, alors que la loi dont on leur affirme qu’elle est celle de dieu, fait qu’il leur arrive plus souvent de voir, très petits, la violence assénée à leur mère par leur père, conformément à cette loi. Violence traumatisante et marquante s’il en est. Alors qu’il leur arrive de voir le mouton qu’on leur avait confié quelques jours auparavant, égorgé devant leurs yeux, conformément à cette loi. Alors qu’ils subissent une mutilation physique douloureuse à un âge où ils sont parfaitement conscients et où elle est importante. Puis, alors que nombre de dispositions de cette loi ordonnent directement la haine et la mise à mort d’autres populations, sous la menace du supplice éternel pour ceux qui se soustrairaient à l’obligation du combat … Comment, peut-on me dire comment, ils pourraient y échapper lorsque des Etats – dont l’Etat Français actuel- les enferment largement sous l’emprise de cette loi là, en réprimant – hypocritement le plus souvent - de manière féroce ou en abandonnant ceux et celles qui la critiquent ?
Et peut-on me dire comment notre société, par ailleurs tout de même consciente des phénomènes et mécanismes de traumatismes et de conditionnement à la violence, prétend ne pas voir ces sources flagrantes de violences et de traumas, présentes dans notre société, sur nos territoires, devant nos services sociaux, nos intellectuels et nos juges ? Mais de qui se moque-t-on ?
C’est vous, Mila, qui faites apparaître la violence, parce que vous avez dit «  le Roi est nu », «  ta religion c’est de la haine, de la m… ».  Vous n’avez pas dit à ceux qui vous adressaient les plus menaces, insultes homophobes et racistes, qu’ils seraient eux des déchets, mais que leur référence morale l’était, ce qui totalement différent.
La psychiatre syrienne exilée aux USA Wafa Sultan  affirme que les aïeux des peuples soumis à l’islam ne leur ont transmis que des maux, et qu’il faut arrêter ce processus. Bien sûr elle résume les phénomènes pour les rendre plus apparents, ce que l’on peut éventuellement nommer la culture musulmane, n’a certes pas que des apports négatifs, mais l’essentiel de son propos est d’affirmer avec force la possibilité et la ferme volonté de casser la transmission du négatif. 
Votre aventure Mila, ressemble beaucoup à l’action des jeunes de la Rose Blanche, vous avez presque leur âge, d’un an près encore plus jeune. L’action du Parquet contre vous m’écoeure plus qu’il n’est possible de dire.
Vous avez répondu, si je comprends bien votre interview relatant votre discussion sur le réseau social, ce qu’il fallait répondre à vos agresseurs, pour éveiller leur réflexion. Votre action spontanée a été juste, juste au sens fort de ce terme, juste dans sa simplicité et sa franchise. Bien évidemment il y a d’autres points à expliquer, de manière plus approfondie et plus détaillée, sans le résumé d’une expression argotique, bien sûr on doit rappeler que la barbarie n’est nullement le monopole de l’islam, bien sûr un adulte parlant dans une situation plus calme ne doit pas manquer de parler des autres aspects du coran, mais la vigueur de votre condamnation est légitime, étant les aspects essentiels et fondamentaux des textes sacrés de l’islam, et étant donné l’ampleur monstrueuse des violences commises à raison de l’idéologie de la religion musulmane.
Par votre réponse, vous avez fait apparaître l’ampleur de cette violence, de ces violences, l’ampleur du gâchis. C’est pourquoi votre action peut être un déclic dans les consciences.
Merci Mila.
C’est le début, je l’espère, de l’éveil.

Elisseievna
24 janvier 2020.

Transcription vidéo Mila
« En fait avec une meuf de mon live on discutait. Et elle me disait, voilà, que, elle me parlait de ses goûts pour certaines filles, elle me disait qu’elle trouvait que les reubeus elles étaient pas superbelles, voilà, elle a le droit. Moi j’ai approuvé j’ai dit, ouai moi non plus c’est pas mon style, voilà les reubeus c’est pas mon style. Et, y a un mec qui a commencé à s’exciter. A nous traiter de sales lesbiennes, de racistes, de tout ce que tu veux, il a commencé à nous insulter, toutes les pires insultes que vous pouvez imaginer, vous en passe. Ensuite le sujet a commencé à déraper sur la religion. Donc moi j’ai clairement dit ce que j’en pensais, je pense que la liberté d’expression, tu connais ? Je ne me suis pas gênée pour dire ce que j’en pensais. Je déteste la religion. Le coran est une religion de haine. Y a que de la haine là dedans. L’islam c’est de la merde.  C’est ce que j’en pense moi, je dis ce que je pense, putain. Je ne suis pas raciste, mais pas du tout. On ne peut pas être raciste d’une religion. Tout simplement. Y a des gens qui peuvent penser ça mais vous êtes cons, qu’est ce que vous êtes cons, putain de merde. Voilà, on ne peut pas raciste envers une religion. Moi j’ai dit ce que j’en pensais, j’ai totalement le droit. Je ne regrette pas du tout. Vous n’allez pas me le faire regretter. Là y a encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, je dis ce que je pense. Votre religion c’est de la merde. Votre dieu je lui mets un doigts dans le trou du cul. Merci, au revoir. Vous m’insultez et vous me menacez de mort. Vous n’êtes bons qu’à ça, vous n’avez pas d’éducation, vous êtes nuls, vous servez à rien. Alors je lance une petite parenthèse, j’ai lancé aucun propos raciste, car comme je le répète, on ne peut pas être raciste envers une religion, et je reçois des « sale française », « les français vous êtes tous des fils de pute ». Voilà quoi, on se demande où il est le racisme, on se demande de quel côté il est. Juste, je passe pour une grosse conne parce que, je viens de réécouter mes vidéos, j’ai dit le coran est une religion de haine : l’islam est une religion de haine, voilà. »


mercredi 10 avril 2019

CEDH : le violeur kosovar doit rester en Suisse



Pour la Cour européenne et l'organisation humanright.ch expulser de Suisse un violeur Kosovar est abusif.  

Comme si le Kosovo ne pouvait pas prendre en charge ses criminels et se demander si les récits de la sunna et du coran n'avaient pas quelque lien avec le crime commis. 

Mais les femmes à protéger et l'indemnisation de la victime comptent moins que le confort d'un homme sans doute, surtout ne pas avoir de rejeter un musulman d'un pays voisin.




 Arrêt de la CEDH du 9 avril 2019: I.M. c. Suisse, requête No 23887/16

La Suisse a violé la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) en ordonnant le renvoi d'un Kosovar condamné pour un viol commis en 2003.  (...)
Dans une décision de Chambre rendue mardi, la Cour européenne des droits de l'homme estime que la Suisse a violé l'article 8 CEDH sur le droit au respect de la vie privée et familiale. (...)
Plus de douze ans après l'infraction, les juges de Saint-Gall auraient dû tenir compte de l'évolution du comportement du condamné. Ils auraient dû également évaluer l'impact de l'aggravation de son état de santé sur le risque de récidive. En effet, l'homme est invalide à 80%.
Arrivé en Suisse en 1993, l'homme avait été condamné définitivement en 2005. Une expulsion pour douze ans avec sursis a été prononcée. Dès 2013, il a bénéficié d'une rente invalidité, prestation qui a été suspendue en 2016. Depuis, il est soutenu par ses enfants.
Dans un communiqué, la plateforme humanrights.ch se félicite de la décision de Strasbourg. «La CEDH indique clairement que les autorités doivent procéder à un examen de la proportionnalité lors d'une expulsion, dès lors qu'une telle mesure constitue une atteinte à la vie privée et familiale» de l'intéressé.




vendredi 8 mars 2019

Yvette Roudy contre le voile et sur les " vraies féministes "

Yvette Roudy contre le voile et sur les " vraies féministes "


Une ancienne ministre PS favorable à l'interdiction du voile islamique
/ Vendredi 8 mars 2019 à 11:096

Yvette Roudy. Photo © Denis ALLARD-POOL/SIPA
Première ministre à avoir été en charge des droits des femmes, Yvette Roudy a donné son avis sur la possibilité d’un “féminisme musulman” et sur le port du voile.
Membre du Parti socialiste, eurodéputée, ministre des Droits de la femme, députée du Calvados, maire de Lisieux, mais avant tout militante féministe… La vie politique d’Yvette Roudy fut prolifique. Impliquée comme personne dans la lutte pour le droit des femmes, celle qui a aujourd’hui presque 90 ans continue de donner son avis sur certains sujets controversés. Pour Le Point, elle est revenue sur le féminisme dans l’islam et la polémique du hijab de sport que Décathlon a renoncé à commercialiser. 
Les femmes voilées « ne savent pas de quoi elles parlent »
Quand l’hebdomadaire lui demande s’il existe un « féminisme musulman », l’ancienne ministre ne mâche pas ses mots : « Ce sont des femmes qui aiment être soumises ? Elles ne savent pas de quoi elles parlent. Une jeune femme s’est dressée devant moi alors que je faisais une conférence, avec des tas de barbus autour d’elle. Elle m’a dit ‘j’ai ma liberté de porter le voile’. Je lui ai répondu : ‘je vous offre un billet pour aller en Arabie Saoudite, vous y restez trois ans, et vous me direz ce que vous en pensez’. Ces filles ne réfléchissent pas. Elles sont manipulées par des hommes derrière elles », assène-t-elle, sans filtres.  
Yvette Roudy s’inquiète de la « progression » de l’islam

A propos de la polémique du hijab sportif finalement non commercialisé par Décathlon, Yvette Roudy est catégorique. « Je suis contre le voile », déclare-t-elle au Point« Je pense que c’est un entrisme de l’islam dans nos foyers. En 1979, les femmes à Téhéran étaient dans la rue pour demander la possibilité de sortir les cheveux au vent », se souvient-elle. « Aujourd’hui, on trouve des femmes voilées dans les rues de Paris. Ça prouve que l’islamisme progresse », s’inquiète-t-elle ensuite, avant de poursuivre : « Les islamistes traient mal ces femmes, qui sont très en dessous de la plénitude de leurs droits »
« Elle n’existe plus la gauche ! »
L’ancienne ministre va même plus loin, en expliquant qu’elle voudrait interdire purement et simplement le voile. « Ces femmes n’ont pas le droit de se promener en hijab à Paris, c’est un symbole de soumission. Ça nous fait régresser nous les femmes qui croyions être libérées ». Et l’octogénaire de conclure avec un énième tacle quand l’hebdomadaire lui demande de juger le rapport de la gauche à la laïcité : « Elle n’existe plus la gauche ! En ce qui concerne la laïcité, il est clair que la gauche n’a pas les idées claires sur ce sujet. Elle n’écoute pas les vraies féministes, qui pourraient lui expliquer que le voile représente un grand recul et qu’il ne faut pas être dupe ». Touché, coulé. 

mercredi 29 novembre 2017

Résidence Alternée : point de vue du REPPEA

https://reppea.wordpress.com/lettre-ouverte-aux-deputes-du-collectif-scientifique-sur-les-dangers-de-la-residence-alternee-chez-les-jeunes-enfants/
LETTRE OUVERTE AUX DÉPUTÉS DU COLLECTIF SCIENTIFIQUE SUR LES DANGERS DE LA RÉSIDENCE ALTERNÉE CHEZ LES JEUNES ENFANTS
le 19-11-2017