Christine de Pisan

Christine de Pisan

samedi 26 juin 2021

Notre affiche en soutien à Mila lors de la LGBT Pride de Paris

Cette journée aurait du être une journée en l'honneur de Mila, 

elle aurait du en être l'héroine.

Malheureusement : bilan de l'après midi :

en tout nous étions cinq personnes ayant manifesté en portant des affiches en soutien à Mila.

Plusieurs personnes viennent nous dire leur approbation, dont un homme du moyen orient, ( qui commente en parlant de ceux qui nous critiquent : " Qu'ils aillent voir comment c'est dans les pays arabes !" 

D'autres arrachent nos affiches et panneaux, en venant courageusement par derrière ou à 4 ou 5 garçons contre une femme, ou un homme, d'autres s'interposent. 

Certains discutent, des discussions interessantes, d'autres plus fermées, d'autres refusent.

En conclusion : grand merci à ceux et celles qui se sont interposés et soirée hémoclar .... 

Jugement d'ensemble : une situation intellectuelle catastrophique.

Notre affiche en soutien à Mila lors de la LGBT Pride de Paris :

MERCI MILA !

Oui à la liberté de conscience.  Oui à la liberté de critiquer toutes les idéologies, y compris religieuses. 

Non à : homophobie, haine, loi islamique, racisme, nazisme, exploitation capitaliste.

 

Cercle d’étude de réformes féministes

mardi 22 juin 2021

Communiqué Procès pour Mila

 La Ligue du Droit International des Femmes, le Cercle d'étude de Réformes féministes et Regards de femmes se sont portées partie civile en soutien à Mila dans le procès intenté contre ses agresseurs.

 

Afin de ne pas alourdir les débats mais de manifester notre soutien à Mila, voici la plaidoirie, volontairement brève, ce mardi 22 juin, de Maitre Linda Weil Curiel, représentant les trois associations féministes universalistes.

« REFUS DE SE LAISSER IMPORTUNER, BRAVOURE, PASSION,

ESPRIT DE LIBERTÉ ET DE RÉSISTANCE,

MILA NOUS VOUS RESPECTONS,

NOUS VOUS AIMONS,

 NOUS SOMMES À VOS CÔTÉS. »

 

Mila l’a remercié et a trouvé ces quelques paroles très émouvantes.

 

Nous attendons la décision du tribunal.

Pour rappel, dès le 1er février 2020, nous soutenions Mila, par un communiqué de presse

 

Communiqué, 1er février 2020


Affaire Mila, comment faire entendre les associations féministes laïques universalistes ?


Nous, Libres Mariannes, Ligue de Droit International des Femmes et Regards de femmes, associations féministes universalistes et laïques saluons la réactivité de toutes celles et tous ceux qui, comme nous :

  • Ont fait connaitre « l’affaire Mila », du nom de cette jeune lycéenne de 16 ans qui, réagissant au harcèlement d’un dragueur lesbophobe proférant des menaces de caractère religieux, se trouve du jour au lendemain menacée de mort et devant être protégée pour avoir critiqué en termes crus, l’islam.
  • Se sont indignés des propos révélateurs d’Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM) selon lequel : « qui sème le vent récolte la tempête ! ».  
  • Ont pointé le dérapage de la Garde des Sceaux, déclarant que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de conscience », alors qu’en mettant en cause la liberté de critiquer une religion elle réintroduit le délit blasphème. Oubliant que la religion n’est qu’une opinion.
  • Ont rappelé, à juste titre, que le droit au blasphème est inscrit dans notre histoire et dans notre loi, résultat d’un combat héroïque contre les obscurantismes. Tel était le sens de l’immense manifestation de 2015 aux cris de « Je suis Charlie ». 

 
Contrairement à ce que certains affirment, en s’étonnant du silence des associations féministes (mais ils n’en regardent qu’une partie…) nos associations, comme beaucoup d’autres avec lesquelles nous travaillons, sont solidaires de Mila et nous l’avons fait savoir dans les réseaux sociaux.

 
Il conviendrait de s’étonner plutôt du silence vis-à-vis de nos communiqués, de nos analyses, de nos alertes, de nos pétitions, de nos essais, par certains médias préférant reproduire les propos d’associations enfermant les femmes dans la soumission, prétendument choisie, aux diktats religieux du patriarcat théocratique. Nos outils sont maintenant les réseaux sociaux bien que ce soient eux aussi qui aujourd’hui massacrent Mila.

 

Nous acceptons cette contradiction pour faire entendre notre voix afin que chaque femme et chaque fille dans le monde puisse accéder aux droits humains universels, à la liberté de conscience et au droit d’exprimer ses opinions.

 

 

Procès des personnes accusées de menaces contre Mila

nouveau Palais de justice Paris



Procès concernant les menaces contre Mila.

 

Hier, 21 juin 2021, lors du procès des personnes accusées de menaces et harcèlement contre Mila, les réponses données par elle et sa mère ont été magnifiques de clarté intellectuelle et de hauteur morale.

Le Président a dirigé les débats en tentant de donner à tous les moyens de s’expliquer et d’aider à trouver les moyens d’un retour à la sécurité pour Mila et à la vie commune, paisible. Il a expliqué qu’il considérait le présent procès comme un tournant, le commencement d’un nouveau mode de fonctionnement à trouver pour l’usage des réseaux sociaux.

Il a notamment aidé, en leur expliquant comment les excuses réelles étaient présentées, et en le répétant à deux reprises, ceux des inculpés qui le décidaient (2 hier), à formuler des présentations d’excuses à Mila.

Il a en fin de soirée, (à la suite de la question d’un avocat qui a tenté de salir Mila en lui faisant employer le terme d’islamophobe, et après que celle-ci ait très judicieusement répliqué en lui demandant de donner sa définition de ce terme, puis répondu a l’avocat sans l’employer), demandé à Mila si pour elle, son expérience des agressions commises lui faisait avoir une opinion sur l’ensemble des musulmans, lui donnant ainsi l’occasion d’exposer clairement son point de vue éventuel sur les personnes musulmanes, après qu’elle ait à de nombreuses reprises au cours du procès, expliqué qu’elle avait critiqué une religion, mais non pas parlé des personnes musulmanes. 

Mila, qui avait aussi déjà a plusieurs reprises parlé de musulmans qu’elle aimait, qui était ses amis, a alors clairement déclaré qu’en aucun cas elle ne considérait que l’ensemble des musulmans soient comme les personnes qui l’avaient menacée au nom de l’islam ou pour défendre l’islam,  qu’en aucun cas elle ne faisait une telle généralisation, et qu’elle ne voulait pas que ses propos soient compris comme ayant cette signification là.

Après avoir plusieurs fois lors du procès rappelé qu’elle a reçu des messages de menaces de la part de personnes lui reprochant son homosexualité notamment au nom de l’islam, et qu’elle avait critiqué pour cela la haine dans la religion islamique, Mila a également affirmé, en réponse à ce même avocat qui lui demandait si elle avait suffisamment de connaissance de l’islam pour affirmer ce qu’elle en disait, qu’elle avait effectivement lu le coran dans un exemplaire que lui avait donné un ami ex-musulman. 


Le Cercle d'étude de réformes féministe, la Ligue internationale du droit des femmes, Regards de femmes se sont portées parties civile dans ce procès en soutien à Mila.

C.E.R.F.