Christine de Pisan

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dimanche 7 février 2016

Maisons de naissance ...

Maisons de Naissance 

Le boom des maisons de naissance

Le ministère de la Santé autorise, pendant cinq ans, neuf structures de ce type où il n'y a que des sages-femmes et pas de médecin. Les avis sont partagés sur cette évolution.

Nicolas Scheffer (avec Christine Mateus) | 04 Janv. 2016, 00h00 | MAJ : 04 Janv. 2016, 09h22
Accoucher à l'hôpital, une pratique du passé ? Nées en Amérique du Nord et bien installées dans certains pays d'Europe (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne, Belgique ou Suisse notamment), les maisons de naissance arrivent en France après plusieurs années de débat.

Le ministère de la Santé vient en effet d'accorder l'expérimentation, pendant cinq ans, de ces structures où l'accouchement naturel est roi. Un courant qui promeut la liberté de la femme à mettre au monde son enfant dans la position qu'elle souhaite, avec moins de médicalisation, et notamment sans péridurale, et ce en dehors des hôpitaux. Neuf sites ont été choisis pour cela (voir encadré). Dans ces maisons, pas de médecin mais une équipe de sages-femmes qui entoure discrètement la future maman. Un lieu à mi-chemin entre l'hôpital et le domicile pour proposer plus d'intimité et de convivialité aux mères. .../…

vendredi 3 octobre 2014

Réalité biologique de la grossesse et de l'interaction bébé "en route"-maman


Psychiatre et Pédo-psychiatre
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"GPA" et mère biologique: pourquoi l'Académie de Médecine condamne cette pratique

l'Académie pose que biologiquement la mère du bébé ainsi transféré à la naissance est celle qui a échangé avec lui pendant les 9 mois de la grossesse. C'est un fait scientifique. L'Académie de médecine rappelle ce fait épigénétique. Il serait fou de faire comme si cette réalité n'existait pas. 

En effet, une grande partie du travail de l'Académie de médecine porte sur l'épigénétique. Cette notion complexe se surajoute aux connaissances des mécanismes de la génétique classique.
L'on sait aujourd'hui que l'utérus n'est pas seulement une enveloppe protectrice et nourricière : il permet des interactions profondes entre la parturiente et le fœtus. Celles-ci modifient les gènes du fœtus eux-mêmes. Ainsi, l'enfant est façonné par la grossesse. Plus encore, cette sorte de « feu d'artifice neuronal » qu'est la naissance de l'enfant est aujourd'hui compris comme un événement par lequel l'enfant « voit son avenir durablement influencé par l'environnement dans lequel se produit son développement initial et par le rôle joué par la mère », souligne le rapport.
Ainsi, même si l'on veut compter pour rien l'interaction affective, l'interaction des sens entre la femme et l'enfant, au seul niveau cellulaire suffit pour comprendre que la grossesse implique une interdépendance mère-enfant. L'Académie de médecine se demande alors comment un simple contrat peut effacer celle qui a donné ses cellules à l'enfant, c'est-à-dire celle qu'on ne peut appeler autrement que « la mère de l'enfant ». Ainsi l'expression de « mère-porteuse » est un pléonasme : la femme qui « porte » est la mère.
Il est évident que ce qui est affirmé au plan cellulaire reste dominant au plan psychologique. L'Académie évoque les complications que sont notamment les psychoses puerpérales et les dépressions du post-partum que subit la femme qui accouche. Ainsi, le rapport s'inquiète des réactions secondaires des mères-porteuses après l'accouchement, séparées de l'enfant, après qu'elles ont entendu les bruits du cœur et senti les mouvements de l'enfant. L'Académie s'inquiète aussi des relations de l'enfant avec le couple d'attention si tout lien est rompu entre l'enfant et sa mère, ce qui est fréquent.
(...)
 Que les puissants, qu'ils soient puissants contractants ou qu'ils aient l'ambition de tenir la main du législateur, aient pitié des femmes et des enfants.