dimanche 26 février 2012

Appellation Mademoiselle : enfin !


Le Cercle d'étude de réformes féministe se réjouit de la publication de la circulaire concernant l'appellation des femmes, aussi bien pour la civilité que pour les mentions relatives au nom de famille.
Voici juste 12 ans que nous le demandions, et tant d'autres féministes avant nous ...


Voir notre site et le texte de la circulaire ci après.

NOM ET APPELLATIONS : NOS REVENDICATIONS, VOTRE ACTION AU QUOTIDIEN

Nous avons consacré deux numéros de la revue du CERF (4eme trimestre 2000 et 1er trimestre 2001) à la question des noms et appellations des femmes. Ils contiennent une analyse du droit en vigueur, et feront l'objet d'une mise à jour compte tenu de la loi sur la transmission du nom de famille aux enfants.Vous pouvez vous les procurer ( envoyer un email) pour connaître le droit en matière de : -nom des femmes mariées- appellation ou "civilité" : madame, mademoiselle. Aucune loi n'oblige une femme à être appelée "mademoiselle" sous prétexte qu'elle est célibataire, aucune loi n'oblige une femme à être appelée par le nom de son époux sous prétexte qu'elle est mariée ... Les femmes ont le droit de "garder " leur nom, elles ont droit au respect de leur vie privée ( on ne demande pas sans cesse aux hommes : "monsieur ou mondemoiseau ?"). Le droit actuel est conforme dans ce domaine au principe d'égalité : à vous de le faire respecter dans la pratique !Vous trouverez notamment sur ce site la réponse ministérielle de Yvette Roudy sur l'usage du "Mademoiselle"

La bataille pour l'égalité commence par le respect des lois égalitaires.En matière de transmission du nom de famille aux enfants, vous trouverez sur ce site le résumé du système que nous demandons, qui est beaucoup plus simple que celui prévu par la loi, car il repose sur un mécanisme automatique, et qui est également plus égalitaire.

http://www.c-e-r-f.org/revueducerf.htm

AU SOMMAIRE DU NUMERO 4 - 1er Trimestre 2001

Ce numéro présente la première partie de l’analyse par thème de la REFORME DU NOM DES FEMMES. Nos propositions de texte ont été publiées dans le précédent numéro : n°3 du 4ème trimestre 2000.Compte tenu de l’actualité des débats sur le nom de famille, il est consacré aux thèmes suivants :

- la double appellation madame / mademoiselle

- le nom des femmes mariées

- LA TRANSMISSION DU NOM DES MERES.

Enfin, nous publions trois textes de philosophie du droit des femmes présentant des thèses sur lesquelles sont - en partie - basés des principes de la réforme que nous proposons.

Sommaire de la revue :

Synthèse et liste de nos propositions

Alice and the fawn…

LA DOUBLE APPELLATION MADAME / MADEMOISELLE

L’homme, la maman et la putain

LE NOM DES FEMMES MARIEES

Sans nom propre, pas de droits propres

LA TRANSMISSION DU NOM DES MERES

Nom du père, loi du père, loi du plus fort

PHILOSOPHIE DU DROIT DES FEMMES :

Le bien et le mal : esquisse d’une morale, féministe et athée

Out-Laws

Le rire du diable

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/02/cir_34682.pdf

OBJET : Suppression des termes « Mademoiselle », « nom de jeune fille », « nom patronymique », « nom d'épouse » et « nom d'époux » des formulaires et correspondances des administrations.

L'attention des administrations a été appelée à diverses reprises sur la persistance dans leurs formulaires ou correspondances de termes se référant, sans justification ni nécessité, à la situation matrimoniale des femmes.

Par le passé, plusieurs circulaires ont appelé les administrations à éviter l'emploi de toute précision ou appellation de cette nature.

Les préconisations de ces circulaires méritent aujourd'hui d'être réaffirmées et prolongées pour tenir compte des évolutions de la législation.

1 Les civilités « Madame » ou « Mademoiselle » ne constituent pas un élément de l'état civil des intéressées. Le choix de l'une ou de l'autre n'est commandé par aucune disposition législative ou réglementaire. L'emploi de la civilité « Madame » devra donc être privilégié comme l'équivalent de « Monsieur » pour les hommes, qui ne préjuge pas du statut marital de ces derniers.

2 Le terme « nom de jeune fille » apparaît inapproprié notamment au regard de la possibilité reconnue à un homme marié de prendre le nom de son épouse comme nom d'usage. Celui de « nom patronymique » a quant à lui vocation à disparaître à la suite de l'intervention de la loi du 4 mars 2002 relative au nom de famille qui a retenu cette dernière expression pour la modification des dispositions du code civil. L'emploi du terme « nom de famille » devra donc être privilégié.

3. L'emploi des mentions « nom d'époux » ou « nom d'épouse » ne permet pas de tenir compte de manière adéquate de la situation des personnes veuves ou divorcées ayant conservé, à titre de nom d'usage, le nom de leur conjoint. L'emploi du terme d'usage » devra ainsi être privilégié.

Vous voudrez bien, en conséquence, donner instruction aux services placés sous votre autorité d'éliminer autant que possible de leurs formulaires et correspondances les termes « Mademoiselle », « nom de jeune fille », « nom patronymique », « nom d'épouse » et « nom d'époux », en leur substituant respectivement les termes « Madame », « nom de famille)) et « nom d'usage ». Les formulaires déjà édités pourront néanmoins être utilisés jusqu'à épuisement des stocks.

François FILLON

samedi 22 octobre 2011

5 novembre : Non aux violences sexistes et homophobes



http://scraprecupassion.canalblog.com/archives/2011/10/08/22273219.html


Le 5 novembre, manifestation contre les violences : nous y appelons et nous rappelons ce cas de violence contre deux femmes, tabassées pour s'être embrassées ...

Violences contre les femmes : c'est encore possible et c'est inacceptable !

Le Planning Familial appelle à la manifestation nationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 5 novembre 2011 à 14h30 à Bastille (Paris)

17/10/2011

Un « fameux » matin de mai, nous avons vu éclater les vieux réflexes machistes et de solidarité de classe. Nous avons entendu à tous les niveaux de la société un discours de méfiance et de déni, une remise en cause publique et médiatisée de la parole des femmes victimes de violences, de harcèlement, d’agressions sexuelles.

Cet évènement et ses suites nous ont renvoyé en pleine figure l’image d’une société française que nous pensions d’un autre temps : 40 ans après le début du mouvement féministe, un an après le vote de la dernière loi sur les violences en France, il est toujours aussi difficile d’entendre la parole des femmes, de la respecter.

Comment peuvent-elles avoir confiance en une justice trop souvent sexiste et de classe ?

Qu’allons-nous dire aux femmes dans nos accueils, nos écoutes, nos groupes de paroles, quant à leurs droits et à la reconnaissance politique et sociale des violences qu’elles subissent, quand les acquis sont fragiles et sans cesse menacés ?

Pour le Planning Familial il n’y aura pas d’égalité réelle sans lutte efficace contre les violences. Manifestement, la loi ne suffit pas. Il faut aller plus loin.

A travers toutes ses actions, et notamment dans ses animations auprès des jeunes Le Planning Familial continuera d’agir sur le terrain contre le sexisme sous toutes ses formes et pour une société égalitaire.

Le Planning Familial appelle donc à rejoindre la manifestation nationale du 5 novembre à 14h30 à Paris - Bastille


Deux femmes tabassées à Reims : quelques mois de prison pour les lâches coupables ...

http://reloaded.e-llico.com/depeche.htm?articleID=27395

Charleville-Mézières

Deux lesbiennes agressées en centre-ville

Deux jeunes filles d'une vingtaine d'années qui s'embrassaient ont été agressées le 15 octobre dernier dans le centre-ville de Charleville-Mézières.

Les deux jeunes lesbiennes ont molestées puis frappées avec une rare violence par deux individus, selon un témoin. Elles comptent porter plainte.

Plusieurs témoins ont été entendus et une enquête a été ouverte afin d'identifier et interpeller les agresseurs.

Mis en ligne le 18/10/2011

Charleville-Mézières

Kiss-in de soutien au couple lesbien agressé

Trois associations de LGBT de Reims appellent à un kis-in samedi 22 octobre, en soutien au couple lesbien agressé à Charleville-Mézières samedi dernier.

La manifestation a lieu à 16 heures place Ducale, sur le lieu même de l’agression.

Deux jeunes filles d'une vingtaine d'années qui s'embrassaient ont été agressées le 15 octobre dans le centre-ville de Charleville-Mézières.

Les deux jeunes lesbiennes ont molestées puis frappées avec une rare violence par deux individus, selon un témoin.

Plusieurs témoins ont été entendus et une enquête a été ouverte afin d'identifier et interpeller les agresseurs.

Mis en ligne le 18/10/2011

http://reloaded.e-llico.com/article.htm?articleID=27421

Charleville-Mézières

Prison ferme pour les auteurs de l'agression anti-lesbiennes

Deux hommes âgés de 19 et 20 ans, qui avaient insulté et frappé deux lycéennes parce qu'elle s'embrassaient en public le 15 octobre dans le centre de Charleville-Mézières, ont été condamnés jeudi à 12 et 5 mois de prison ferme.

L'auteur des insultes homophobes et des coups les plus violents a été condamné par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières à deux ans prison dont un ferme et incarcéré à l'issue de l'audience.

Le second accusé, poursuivi pour des faits de violences en réunion, a pour sa part écopé de 12 mois de détention dont 5 mois ferme.

Selon le procureur de Charleville-Mézières, les deux prévenus étaient déjà connus de la justice pour des faits de violence.

Le 15 octobre, le couple de lycéennes qui échangeait quelques baisers sur la place Ducale de Charleville-Mézières, avait violemment été pris à partie par un premier jeune homme qui avait proféré des insultes homophobes avant de les frapper.

Alors que l'une des jeunes filles se défendait à l'aide d'une bombe lacrymogène, un ami de l'agresseur s'est mêlé à la bagarre en la frappant à la volée devant de nombreux témoins qui ont été entendus par les enquêteurs.

Les jeunes filles qui ont été choquées, souffrent de contusions et la plus touchée s'est vu prescrire trois jours d'interruption temporaire de travail, a précisé le procureur.

Trois associations de défense des homosexuels ont lancé depuis Reims un appel à rassemblement suivi d'un "kiss in" (manifestation qui consiste à s'embrasser sur la voie publique, ndlr) samedi à 16 heures sur la place Ducale, en soutien aux deux jeunes filles agressées.

(Source AFP)


Subventions des associations féministes ...


Perversité du système des subventions : le militantisme politique comme le syndicalisme doivent s'autofinancer, sans quoi ils ne sont plus des mouvements citoyens mais un moyen pour les pouvoirs en place d'étouffer la voix des vrais militants, qui eux, passent faussement pour "marginaux", alors qu'ils regroupent bien plus de partisans.

Scandale à Ni pute ni Soumises, qui touche ... 500 000 € de subventions !

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111021.OBS3030/scandale-a-ni-putes-ni-soumises.html

samedi 6 août 2011

Mères porteuses en Indes : discours et réalité


Pendant que Libération fustige la France qui "rechigne" à laisser entrer des bébés nés de mère porteuse indienne, voici la réalité de la condition des mères et de ces grossesses, utilisant le terme terrible "d'apatride" pour ces enfants, comme s'ils n'avaient pas de filiation ni de nationalité, alors qu'ils en ont, peut-être pas celle voulue par ceux qui les ont "achetés", voilà tout.

Pour ceux qui veulent acheter un bébé avec location de ventre bon marché, voilà un exemple d'adresse " Maternité pour autrui à bas coût, offre qui a beaucoup d'interêts, 25000 dollars tout compris ..."

Pour un site "LGBT friendly" il y a aussi : http://iwannagetpregnant.com/index.php# ...

http://www.liberation.fr/societe/01012352870-bebes-apatrides-nes-de-meres-porteuses-le-bout-du-tunnel Bébés apatrides nés de mères porteuses : le bout du tunnel Ces enfants sont nés en Inde de parents qui ont eu recours à la gestation pour autrui. L'Etat français bloquait l'entrée en France de quatre d'entre eux. Jusqu'à aujourd'hui. La situation s’éclaircit pour les parents de bébés nés de mère porteuse en Inde et bloqués depuis dans ce pays, la France rechignant à les laisser revenir sur le territoire national (Libération de vendredi): M.X., qui ne pouvait jusqu’ici ramener ses jumelles nées en Inde le 20 décembre, est arrivé vendredi en France avec elles, le consulat ayant finalement accepté d’appliquer la décision de la justice française l’obligeant à délivrer un laissez-passer aux bébés...

La vérité sur ce trafic d'êtres humains :

Transnational commecial surrogacy in india from a gender perspective.

Sheela Saravanan est docteure en géographie et en Development Planning from India. Elle a fait sa thèse à l’Ecole de santé publique de l’Université de technologie de Queensland (Australie) et participe actuellement au projet « Social Construction of Transnational Commercial Surrogacy in India » du centre Karl Jaspers de l’Université de Heidelberg (Allemagne). Elle s'est spécialisée dans des questions liées au genre en Asie du Sud depuis dix ans et a écrit de nombreux articles et rapports sur l’infanticide des filles, la violence contre les femmes, le commerce de la maternité de substitution.

"Dans les maisons de gestation pour autrui, les mères doivent manger ce que les parents génétiques veulent, elles n'ont pas le droit d'embrasser leurs propres enfants, pour ne pas risquer de contamination."


jeudi 9 juin 2011

Vive les esclaves sexuelles !


Toute ressemblance avec le plaidoyer pour l'achat de prostitution ou de gestation serait un grossier amalgame ...
(Merci à Pascal Hilout, voir Riposte laique)


vendredi 22 avril 2011

La pénalisation du prostitueur est inscrite dans une logique progressiste

http://www.prostitutionetsociete.fr/eclairage/point-de-vue/prostitution-les-clients-tremblent


Prostitution : les "clients" tremblent pour leurs petits privilèges

avril 2011, par Claudine Legardinier

La pénalisation du prostitueur est inscrite dans une logique progressiste : celle qui exige d’en finir avec les violences et d’avancer vers l’égalité entre les femmes et les hommes. N’en déplaise à tous les nostalgiques d’une France d’un autre âge excitée par le frisson sulfureux des bordels et de la fille au trottoir.
400 pages détaillées, un projet politique cohérent, un courage certain.

Lerapport
L’exigence de responsabilité, en finir avec le mythe du plus vieux métier du monde constitue une avancée que nous saluons.
Malheureusement, qu’en retiennent les médias et la rive gauche ? La pénalisation des "clients", ceux qu’il est plus juste d’appeler les prostitueurs pour leur rendre une visibilité qu’ils ont pris soin de fuir pendant des siècles, jugeant plus commode de voir reporter la "faute" sur celles qu’ils exploitaient. Un comédien riche et célèbre profite de sa notoriété pour défendre ce qu’il considère apparemment comme un droit de l’homme fondamental : le droit d’aller aux putes. On a les combats que l’on peut.
Les violences subies par les prostituées, la peur au ventre, le valium pour y aller, la traite des femmes et des gamines sur qui pèse la survie des familles, qu’importe. On brandit ces étendards que sont "la liberté individuelle" (la liberté de qui ?), on passe un peu de cirage aux "femmes remarquables" que sont les prostituées. Sur ce point, nous sommes d’accord, étant donné ce que proxos et "clients" leur font subir. Car les prostitueurs sont les premiers agresseurs des personnes prostituées qui vivent dans la crainte permanente detomber sur un cinglé. Violences, menace de violences, mépris, humiliations, arnaques… C’est donc ce droit là qu’il faudrait défendre ?
Ce que ces messieurs exigent - quitte à le faire au nom du féminisme ! -, c’est le droit de passer leurs caprices sur le corps d’une femme, d’en faire un territoire de défoulement, de continuer à faire leur choix dans un immense magasin de jouets. Ce qu’ils revendiquent, c’est une institution qui remet les femmes à leur place : au lit, pour leur bon plaisir. Et sans compte à rendre.
Tous les arguments sont bons : misère sexuelle, solitude (ce que réfutent les enquêtes qui montrent que le client est majoritairement un homme lambda, marié et père de famille), clandestinité (désormais surtout due au recours à Internet et au téléphone portable), risques sanitaires.
Les pro prostitution, qui ont appuyé leur lobbying sur la lutte contre le sida, ont surtout travaillé à banaliser le concept de "travail du sexe", dont on voit le résultat en Europe : une explosion des bordels industriels à haut débit où des centaines de femmes (de préférence étrangères) sont livrées en pâture aux appétits sexuels prétendument incontrôlables des hommes.
Il est temps de sortir de la complaisance. Une complaisance qui n’est pas sans rappeler celle qui, il y a peu, entourait encore d’une curieuse indulgence les chauffards. Comme les accidents de la route, tenus jadis pour une fatalité, sont devenus la violence routière, la prostitution est en train de se muer en « violence prostitutionnelle ». Comme le mauvais conducteur a désormais à répondre de son comportement, le client prostitueur, qui nourrit un immense marché aux femmes, est aujourd’hui placé en face de ses responsabilités.
Ce pas en avant est décisif pour nous qui travaillons à faire reculer toutes les violences contre les femmes. Violences qui tiennent ensemble : car s’il faut sauver le droit du prostitueur, il convient en toute logique de dépénaliser le violeur, mu lui aussi par des pulsions irrépressibles. Personne ne songerait à le faire, nous l’espérons. En réalité, le séculaire droit sexuel masculin a du plomb dans l’aile. Après la remise en cause du droit de cuissage (droit obtenu par le pouvoir), du viol (droit obtenu par la force), vient en toute logique la prostitution (droit conféré par l’argent).
La pénalisation du prostitueur constitue un élément parmi d’autres d’une politique cohérente destinée à faire reculer l’une des plus vieilles exploitations du monde. Vingt neuf autres mesures, dont personne ne dit mot, sont préconisées par ce rapport très riche qui mise sur la tombée en désuétude de la loi LSI sur le racolage : mesures sociales, pédagogiques, lutte contre le sexisme, papiers pour les prostituées étrangères, etc.
La pénalisation du prostitueur, qui n’en est qu’un maillon, est inscrite dans une logique progressiste : celle qui exige d’en finir avec les violences et d’avancer vers l’égalité entre les femmes et les hommes. N’en déplaise à tous les nostalgiques d’une France d’un autre âge excitée par le frisson sulfureux des bordels et de la fille au trottoir.

AIVI : non à la nomination de Jack Lang comme défenseur des droits des enfants

http://aivi.org/fr/medias/communiques/1860--jack-lang-defenseur-des-droits-ou-defenseur-des-pedophiles-


Communiqué

Vendredi, 22 Avril 2011

A l’attention de Nicolas Sarkozy, Président de la république. Selon le Figaro, la nouvelle autorité du Défenseur des Droits pourrait être dirigée par Jack Lang. Ses attributions reprendront celles du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, celles de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) ainsi que de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE). Si AIVI a salué l’élargissement des pouvoirs octroyés au nouveau Défenseur des Enfants au sein de cette structure, elle s’oppose catégoriquement à la nomination de Jack Lang comme Défenseur des Droits. Comment un homme qui affiche depuis plus de trente ans ses idées et soutiens pro-pédophiles pourrait il défendre les droits des enfants ?



Récemment, c’est Roman Polanski qui a trouvé en Jack Lang un fervent avocat. Polanski a photographié la nudité d’une enfant de 13 ans, avant de la droguer et de la sodomiser, sans oublier de lui dire de garder ce petit secret pour elle et de ne rien dire à ses parents. A l’exception du monde artistique, peu de français étaient prêt à soutenir ce pauvre Polanski, enfermé dans son chalet Suisse. Mais Jack Lang, d’interviews en plateaux télés a défendu son ami. Alors, s’il doit choisir demain entre un ami et un enfant violé, qui l’emportera ? Il est légitime de se poser la question.

Comment Jack Lang qui déclarait le 31 janvier 1991 à Gay Pied : "La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages » peut-il avoir conscience du crime pédophile ? Comment fera-t-il tout simplement la différence entre le bien et le mal en la matière ?

Montons d’un cran : le capitaine Paul Barril, subordonné du Commandant Prouteau, créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée, déclare en audience publique le 29 avril 1997 : « Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile « Coral » à cause des personnalités mises en cause. » Parmi ces personnalités présumées : Jack Lang, le ministre de la culture, mais aussi le neveu du président Mitterrand. Ce réseau Coral impliquait plus de 340 personnalités dans le monde politique, artistique, judiciaire et journalistique qui auraient abusé d’enfants handicapés et autistes. Coïncidence, le comité de soutien de Roman Polanski comprend plusieurs personnalités mises en cause dans le réseau Coral.

Déjà en 1977, Jack Lang défendait ses amis pédophiles en signant une pétition publiée dans Le Monde appelant à libérer trois hommes ayant eu des 'relations sexuelles sans violence' avec des mineurs de moins de 15 ans, garçons et filles. En plus, ces trois hommes se sont amusés à photographier leurs 'jeux sexuels'. Tout cela n'était pas bien grave, selon les signataires... on y retrouve des politiciens (Jack Lang,), des médecins (Bernard Kouchner), des psychiatres et psychologues, des intellectuel-le-s (J-P Sartre, Simone De Beauvoir). Ces signataires défendaient alors un discours similaire à celui tenu aujourd'hui par des associations pro-pédophilie (NAMBLA aux USA, Paidika aux Pays Bas, ... en France ?) plaidant pour la décriminalisation de la pédophilie.

Voilà pourquoi nous demandons au Président de la République de ne pas nommer Jack Lang à la fonction de Défenseur des Droits. Face aux intérêts politiques en jeu, nos enfants sont bien plus importants.

Isabelle Aubry, Présidente AIVI

PS : toute personne concernée par la protection des enfants est invitée à écrire au Président de la république http://www.elysee.fr/ecrire/ . Ce communiqué peut être utilisé.