Christine de Pisan
lundi 31 mars 2014
" Education sexuelle" d'un enfant de trois ans ou agression sexuelle ? et réactions scandaleuses
La mère d'un enfant de trois dépose plainte car son enfant de trois ans est traumatisé et raconte que la maitresse a baissé son pantalon et dit à des enfants de toucher leurs sexes.
L'accusation est grave et il faudrait attendre les résultats de l'enquête.
Mais c'est le mouvement de Farida Beghoul, qui va chercher ses appuis dans les mosquées, qui relaie cette information.
Alors réaction lamentable de certains qui commencent par nier la parole de l'enfant !!!
On peut penser ce que l'on veut de la politique du mouvement de Farida Beghoul, et rappeler que les textes de l'islam prônent comme modèle un homme qui a plus de 50 ans a déflorer une "épouse" de 9 ans, et conseillait de pratiquer l'excision "sans trop couper" ...
Mais il est inacceptable de voir négliger un témoignage très grave d'une mère alarmée par l'état de son petit garçon de trois ans !
RAPPELONS à ceux qui mettent en doute ce témoignage, le contenu des normes d'éducation sexuelle prônées par l'OMS :
http://www.bzga-whocc.de/?uid=072bde22237db64297daf76b7cb998f0&id=Seite4486
samedi 8 février 2014
COMMUNIQUE DU CERF SUR LA LOI EGALITE HOMME-FEMME adoptée le 28 janvier 2014
COMMUNIQUE DU CERF SUR LA LOI EGALITE HOMME-FEMME adoptée le
28 janvier 2014
Nous approuvons plusieurs dispositions de la nouvelle loi.
Nous approuvons tout d’abord l’interdiction des concours de
« mini-miss », qui constituait un danger pour les enfants.
Depuis de nombreuses années nous militons pour que les
femmes ne se voient plus imposer le remplacement de leur nom de naissance par
celui de l’époux, et pour la suppression de l’expression « en bon père de
famille ».
Nous approuvons donc le principe des dispositions de la loi
adoptée le 28 janvier 2014.
Nous rappelons que les femmes mariées, ou veuves, qui
voulaient conserver ou reprendre l’usage de leur nom de naissance, se
heurtaient en pratique, malgré la limpidité de la loi sur leur bon droit, à des
obstacles insurmontables : lourdeur des usages, méconnaissance de la loi,
mépris de leurs droits et de leur volonté, et finissaient souvent par renoncer.
Nous avions proposé pour remplacer l’expression « bon
père de famille », celle de « bon père ou bonne mère de
famille », ou celle d’ « adulte responsable » ou
« adulte prudent et responsable ». Nous regrettons que l’expression
choisie par le parlement : « raisonnablement », face disparaître
à la fois les notions de responsabilité et de prudence, et plus
particulièrement, le rappel de la responsabilité particulière des parents. Nous regrettons que le mot choisi soit
particulièrement vague, portant une nouvelle atteinte au principe de légalité,
légalité, qui exige un minimum de précision dans la loi.
Nous craignons que la disparition des notions de
responsabilité et de prudence comprise dans l’expression « bon père de
famille », n’entraine des différents ou difficultés … qui ne manqueront
pas d’être imputés aux féministes …
Nous rappelons notre opposition de principe au développement
de la résidence alternée des enfants, dont les médecins et l’évidence du bon
sens, montrent qu’elle constitue, sauf dans des conditions en pratique assez
rares à réunir, de mauvaises conditions de vie pour l’enfant, des conditions de
vie qu’aucun adulte n’aurait envie de se voir imposé ! Nous approuvons
donc le rejet final des dispositions initialement prévues par le projet de loi
pour la favoriser …
Nous rappelons aussi notre inquiétude face aux demandes
réitérées d’une répression des mères en cas de séparation, sous l’accusation de
dénigrement du père. Nous sommes soulagées de voir que cette disposition qui
pourtant figurait déjà sur le site du parlement, n’a finalement pas été
adoptée.
Le C.E.R.F
Cercle d’étude de réformes féministes
7 février 2014
vendredi 7 février 2014
Résidence alternée : proposition de loi renversante ...
Vos avis sur cette proposition ?
Proposition de loi pour
une Résidence alternée …des parents.
Nos lois sur la famille,
en particulier sur la résidence alternée, sont fondées sur une morale qui ne
dit pas son nom, mais qui rend toute contestation de ces lois difficile car
elle diabolise leur remise en cause. Alors avertissement : la proposition
qui suit demande un renversement de la loi en vigueur, pour donner la priorité
à ceux qui devraient toujours l’avoir : les enfants.
Aujourd’hui, existe une morale
qui se refuse à porter le nom de morale mais qui est au fond beaucoup plus
impérieuse, qui se présente au fond comme bien plus évidente encore que la « loi
naturelle », puisqu’elle se considère comme n’ayant plus à se nommer comme
existante en tant que norme, puisqu’elle prétend n’être que description du
comportement « naturel », évident. Cette morale je la désigne moi
pour ce qu’elle est, un ensemble de normes choisis librement et sous leur
propre responsabilité par des adultes. Et je la juge immorale envers les
enfants.
Au nom de l’égalité …
des parents, principalement, et sous prétexte du droit d’être élevé par ses
deux parents, comme si le devoir et droit de visite n’existaient pas, le code
civil a instauré pour des enfants souffrant déjà de la séparation de leurs
géniteurs, la peine de nomadisme à perpétuité.
Premier coup : papa
et maman ne s’aiment plus. Deuxième coup : une vie avec un sac de voyage.
A se demander ce que l’on fait sur cette terre …
Géniteurs : ce mot
assez péjoratif traduit en effet le sentiment que m’inspirent beaucoup de ces
adultes actuels. Autrefois, sauf cas de violence rendant la séparation
nécessaire - les parents attendaient que les enfants soient grands pour
divorcer. La morale actuelle enjoint aux adultes de considérer la satisfaction
de leurs pulsions et passions comme une règle d’airain supérieure au devoir d’être
présents au quotidien auprès de leurs enfants. On m’objectera : et si j’aime
une autre femme, un autre homme ? Je pense : est ce aimer vraiment quelqu’un
que de le rendre complice d’un abandon de ses enfants, de son épouse ou son
époux ? est ce aimer vraiment quelqu’un que de l’encourager à casser son
couple, à montrer à ses enfants que l’on ne peut pas vouloir aimer le père ou
la mère de ses enfants malgré les épreuves qui surviennent, que les passions ne
peuvent pas se maîtriser du tout, ou que l’amour vrai ne pourrait attendre ?
Moche non ? Moche …
Souvenons nous que c’est
au nom de l’égalité que la loi sur la garde alternée a été instaurée en France
en 2002 alors que les pédiatres ont montré ses effets désastreux, d’autant plus
désastreux que l’enfant est petit. Beaucoup ont parlé à son propos de « premier
jugement de Salomon ». Peu se sont élevés pour contester l’enfant coupé en
deux. Et un certain nombre de féministes ont mené un débat qui à mon avis ne
les a pas honorées, en accusant les opposants à cette loi de vouloir perpétuer
l’obligation faite aux femmes d’avoir la charge principale des enfants. Bien sûr,
le fait que des hommes tentent de faire peser cette charge principale sur elles est
une réalité et doit être critiqué … mais pas aux dépens des enfants.
D’autant que la loi de
2002, est un instrument pour les pères pervers pour maltraiter leurs ex. Cette loi
a en effet été instaurée en France, avec sa pire version, permettant au juge d’imposer
cette alternance contre la volonté d’un des parents. Voir Code Civil articles L
373-2-9 et la Cour de Cassation a entériné à cet égard le pouvoir souverain d’appréciation
des juges (ex : C.Civ 1ere, 3 mars 2009, n° 05-17163, à contrario).
Les juges apprécient,
voilà qui est rassurant : même dans un bagne il y a des règles … Mais ce
qui est contestable en soi c’est le bagne, la galère imposée aux enfants. Quelle
convention collective autoriserait un employeur à soumettre un salarié à la vie
de déménagement perpétuel ?
« C’est pour leur
bien » objectent les parents la bouche en cœur, « nos enfants ont
besoin de nous deux, épanouis, vivant nos nouvelles passions, chacun dans nos
nouveaux petits chez nous ».
Des parents si dévoués …
ce père si ardent à partager la charge des soins avec la maman qu’il vient de
larguer, ou de conduire à le larguer, cette mère si soucieuse de montrer à ses
enfants l’exemple de l’égalitarisme en partageant la charge de ses enfants avec
leur père … aucune crainte à avoir que ce louable enseignement soit perçu par
des enfants comme signifiant « maman en a marre de nous », mais non
mais non.
Je propose, devant tant
de bonne volonté … de remettre les choses à leur place, et chacun dans son rôle
et d’inverser la loi. Si résidence alternée il y a, ce sont les parents qui devront
alterner leur résidence, et c’est l’enfant qui devra avoir une maison unique,
une résidence permanente.
L’enfant a besoin de
sta-bi-li-té. Il a école tous les jours. Il a besoin de calme, de ne pas perdre
son temps en transport, car il a énormément à apprendre et à faire, à l’école
et après l’école ou le lyçée, au sport etc. Il doit avoir sa maison, sa
résidence permanente. Aux parents de se déplacer pour le garder. Et si ses
parents ne peuvent pas se supporter, ou veulent librement mener leur nouvelle vie
sentimentale : à eux de prendre un autre domicile.
Je propose donc que l’article
373-2-9 soit ainsi rédigé.
« En application des deux articles précédents, si
les deux parents en sont d’accord, la résidence de l'enfant étant fixée au
domicile d’un des parents, chacun des parents pourra y résider alternativement
pour exercer son devoir de garde de l’enfant. Si les deux parents en sont
d’accord, la résidence de l’autre parent pourra être utilisée comme résidence
secondaire par le parent chez lequel est fixé la résidence de l’enfant, durant
la présence de l’autre parent au domicile de l’enfant. »
Je me demande combien il y aura de volontaires pour
vivre la valise à la main.
Elisseievna
Texte actuel du Code Civil :
Article 373-2-9
En application des deux articles précédents, la
résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des
parents ou au domicile de l'un d'eux.
A la demande de l'un des parents ou en cas de
désaccord entre eux sur le mode de résidence de l'enfant, le juge peut ordonner
à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au
terme de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence de l'enfant
en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux.
Lorsque la résidence de l'enfant est fixée au domicile
de l'un des parents, le juge aux affaires familiales statue sur les modalités
du droit de visite de l'autre parent. Ce droit de visite, lorsque l'intérêt de
l'enfant le commande, peut être exercé dans un espace de rencontre désigné par
le juge.
Lorsque l'intérêt de
l'enfant le commande ou lorsque la remise directe de l'enfant à l'autre parent
présente un danger pour l'un d'eux, le juge en organise les modalités pour
qu'elle présente toutes les garanties nécessaires. Il peut prévoir qu'elle
s'effectue dans un espace de rencontre qu'il désigne, ou avec l'assistance d'un
tiers de confiance ou du représentant d'une personne morale qualifiée.n.
Manifestation pour le droit à l'IVG 1er février 2014
Organisée par le CNDF et d'autres associations féministes, le CERF y appelait également.
Non à la régression des droits
des femmes en Espagne
et ailleurs !
La liberté face à
l’obscurantisme !
2014 : pour nos droits, pour nos choix !
20 décembre 2013, le gouvernement espagnol Rajoy veut annuler la
loi autorisant l’avortement, rappelant les sombres heures
du franquisme.
Il revient sur la loi obtenue en 2010 qui légalisait l’avortement
jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (22 pour raison médicale) au mépris des
recommandations des textes internationaux de l'Organisation Mondiale de la
Santé et de l’Organisation des Nations Unies.
(...)
Les féministes espagnoles
organisent une manifestation à Madrid le 1er février.
Mobilisons nous pour les
soutenir.
Manifestons ensemble le 1er
février:
non à l'ordre moral qui veut
gérer nos vies,
oui à nos droits, tous nos
droits et la liberté de choix d'avoir un enfant ou non.
Femmes d'Espagne, de France et
d'ailleurs, unies dans le même combat!
Premiers signataires: ANCIC,
CADAC, Collectif Tenon XXe, Planning familial confédéral
mardi 21 janvier 2014
Campagne contre l'inceste
VIOLENCES – Le Collectif féministe contre le viol assure que 52% des victimes qui composent le numéro vert évoquent des faits subis durant l’enfance…
On la voit se brosser les dents, apprendre à nager et à dessiner. «Cette enfant est comme la plupart des enfants, annonce la voix off. Sage, obéissante. Et pourtant, elle souffre d’insomnies, grandira mal et fera sa première tentative de suicide à 12 ans. Tout ça parce qu’elle écoute son papa qui lui dit que c’est normal…» Le Collectif féministe contre le viol (CFCV) lance, ce mardi, une campagne pour lutter contre l’inceste.
dimanche 19 janvier 2014
Avortement : une chanson d'Anne Sylvestre en 1973
Avortement : une chanson d' Anne Sylvestre
" Oh ce n'est pas une fête
C'est plutôt une défaite
Mais c'est la mienne et j'estime
Qu'il y a bien deux victimes "
"Ils en ont bien de la chance
Ceux qui croient que ça se pense
Ça se hurle ça se souffre
C'est la mort et c'est le gouffre
C'est la solitude blanche
C'est la chute l'avalanche
C'est le désert qui s'égrène
Larme à larme peine à peine"
"Quiconque se mettra entre
Mon existence et mon ventre
N'aura que mépris ou haine
Me mettra au rang des chiennes"
Anne Sylvestre
NON TU N'AS PAS DE NOM
Paroles et musique: Anne Sylvestre, 1973
Non non tu n'as pas de nom
Non tu n'as pas d'existence
Tu n'es que ce qu'on en pense
Non non tu n'as pas de nom
Oh non tu n'es pas un être
Tu le deviendras peut-être
Si je te donnais asile
Si c'était moins difficile
S'il me suffisait d'attendre
De voir mon ventre se tendre
Si ce n'était pas un piège
Ou quel douteux sortilège
Non non tu n'as pas de nom...
Savent-ils que ça transforme
L'esprit autant que la forme
Qu'on te porte dans la tête
Que jamais ça ne s'arrête
Tu ne seras pas mon centre
Que savent-ils de mon ventre
Pensent-ils qu'on en dispose
Quand je suis tant d'autres choses
Non non tu n'as pas de nom...
Déjà tu me mobilises
Je sens que je m'amenuise
Et d'instinct je te résiste
Depuis si longtemps j'existe
Depuis si longtemps je t'aime
Mais je te veux sans problème
Aujourd'hui je te refuse
Qui sont-ils ceux qui m'accusent
Non non tu n'as pas de nom...
A supposer que tu vives
Tu n'es rien sans ta captive
Mais as-tu plus d'importance
Plus de poids qu'une semence
Oh ce n'est pas une fête
C'est plutôt une défaite
Mais c'est la mienne et j'estime
Qu'il y a bien deux victimes
Non non tu n'as pas de nom...
Ils en ont bien de la chance
Ceux qui croient que ça se pense
Ça se hurle ça se souffre
C'est la mort et c'est le gouffre
C'est la solitude blanche
C'est la chute l'avalanche
C'est le désert qui s'égrène
Larme à larme peine à peine
Non non tu n'as pas de nom...
Quiconque se mettra entre
Mon existence et mon ventre
N'aura que mépris ou haine
Me mettra au rang des chiennes
C'est une bataille lasse
Qui me laissera des traces
Mais de traces je suis faite
Et de coups et de défaites
Non non tu n'as pas de nom
Non tu n'as pas d'existence
Tu n'es que ce qu'on en pense
Non non tu n'as pas de nom
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