Christine de Pisan

Christine de Pisan

mercredi 18 juillet 2012

Cher ami homophobe, ....




Lettre de "Rainbow Brest" aux homophobes, à l asuite de "tweet" de haine nevres les homoseuxel-les, reçus après la Gay & Lesbian Pride



Cher ami homophobe, 



Oh oui, tu as bien lu. Ami. Je ne suis pas comme toi. Je ne te déteste pas. Toi tu vomis ta haine envers moi et ma communauté, mais moi, je ne sais pas détester les gens, même comme toi. Tu sais, si j'aime les filles, et si je roulerai une pelle à ma chérie devant tes yeux révulsés, ce n'est pas pour le plaisir de te provoquer. C'est juste parce que je l'aime, et comme je trouve que l'amour, c'est quand même un truc drôlement chouette, eh ben, comme ça, hop, je lui prouve que je l'aime. Tu sais, l'amour, tu devrais essayer, ça change la vie. 

Tu parles de nous taper dessus, de nous cracher dessus, tu nous dis malades, tu nous vois comme une honte de société, mais dis, est-ce que tu nous connais ? Est-ce que tu sais qui on est, est-ce que tu vis nos vies, est-ce que tu t'es dis que t'allais peut être tenter de nous connaître avant de nous juger ? 
Non. Bien sûr que non. Parce que si c'était le cas, si tu savais qui on est, tu nous aimerais. 

Tu te rendrais compte qu'on est comme toi. On a des boulots, des apparts, des amis, des problèmes, des familles, des chiens, des chats, et des fiancés et fiancées qu'on n'a même pas le droit d'épouser. Ouais, là pour le coup, toi, t'as le droit de te marier à qui tu veux et de divorcer et de recommencer. Ben tu vois, nous, on peut pas. Nous, on est obligés de battre le pavé tous les ans pour dire qu'on le veut, ce droit. 

Viens avec moi, ami homophobe. T'es pas obligé de me tenir la main si je te dégoûte tant, t'inquiètes. Au pire, j'ai des lingettes alcoolisées si tu me frôles, tu pourras te désinfecter. Sait-on jamais, j'suis peut être contagieuse. Viens avec moi. Viens faire le tour de ma communauté. Je vais te présenter les gens qui tiennent nos associations, parce que, tu sais, c'est pas en claquant des doigts qu'on va y arriver. Nous, on se bat tous les jours, on n'arrête jamais, on écoute les victimes de ta bêtise, on les console, on leur dit qu'on ne lâchera jamais rien, on panse leur blessures physiques et morales. Est-ce que tu réalises seulement le sang dont tes mains sont tâchées ? 

Est-ce que tu sais quels abrutis tes propos vont galvaniser, et croire que taper sur d'la pédale, c'est bien ? Est-ce que tu les as vus, les bleus, les coups, les membres cassés parce qu'un mec et son chéri ont croisé la route d'individus qui n'ont rien de mieux a faire de leur vie ? Viens, on va aller visiter les urgences qui voient passer ces victimes tous les ans, et tu sais quoi, tu vas être frappé par leur fierté et leur force, parce que même si ils et elles ont la peur au ventre sans arrêt, ils et elles continuent de battre le pavé, de parler, de pointer du doigt les coupables. 

Tiens, puisqu'on s'arrête aux urgences, je vais aller te montrer les centaines de gosses qui tentent de se foutre la tronche en l'air toutes les semaines parce qu'ils subissent l'homophobie de plein fouet. Je vais te les montrer, les poignets tailladés, les boîtes de médocs avalées, les défenestrations, et les cicatrices qu'ils vont garder à vie parce que leur vie sexuelle est pointée du doigt. Je vais pas aller te montrer ceux qui sautent des ponts, ou sur les rails, parce qu'ils ne sont plus là pour en parler. Allez, on va passer par le cimetière, si tu ne sais pas quoi faire, viens fleurir avec moi les tombes de tous ceux-là. Ça ne les ramènera pas, mais qui sait, peut être que le silence d'une tombe d'une gamine de seize pige qui se flingue parce qu'elle aimait les filles, ça va te faire réfléchir deux secondes. 

Tiens, puisqu'on y est, on va aller faire un tour en ville. Tu les as vus, ces deux mecs qui se tiennent la main ? Je ne sais pas pourquoi, mais je les trouve tellement beaux. T'as vu, les hétéros qui se prouvent qui s'aiment en public, c'est quand même rare. Tu sais pourquoi nous on le fait ? Parce qu'on aime. Et parce que nous, on a pas le droit de porter des alliances. Parce que nous, on a pas le droit de célébrer dignement notre amour. Parce que nous, on doit se contenter d'un pseudo équivalent, et, t'avoueras, là où on s'est bien foutus de nos gueules, c'est que même vous, les hétéros, vous avez le droit de vous pacser. Mais pas nous, de se marier. Logique ! Tu sais, dans le fond, c'est pas très grave. Nous aussi on peut faire des super cérémonies avec les soeurs de la perpétuelle indulgence (a l'occasion, je te les présenterai, je suis sûre qu'une ribambelle de mecs avec du rouge à lèvres, ça va te plaire)  avec des promesses, des alliances, et des gens qui pleurent toutes les larmes de leur corps parce que rien n'est plus beau qu'un vrai baiser entre deux mecs ou deux nanas qui viennent de s'unir. Et puis, tu sais, même si la société ne les veut pas "vraiment" mariés, eh ben crois-moi, dans les coeurs de tous ceux qui y étaient, ils sont pourtant la définition même de la beauté du mariage. 

Oh regarde. Regarde. Deux nanas avec une poussette. Viens, on va leur demander qui est le propriétaire de ce bébé volé. Tu entends ça ? C'est le leur. C'est leur bébé. A elles. Elles sont deux nanas et elles ont un bébé. Tiens, regarde, elles te le présentent. Il est beau, cet enfant, pas vrai ? Il a les yeux de sa mère et le menton de sa mère. Tu sais, ce que ça va donner, plus tard, cet enfant ? Un adulte. Avec une pincée de tolérance de plus que toi. 

Tiens, regarde, la nuit tombe. Tu vas bien m'accompagner a une de nos soirées. On n'va pas s'arrêter en si bon chemin. Tu les vois, tous ces gens qui s'apprécient sans se connaître ? Tu sais pourquoi ? Parce qu'on en bave tellement, a longueur de journée, a bouffer tes propos, a se battre pour être acceptés, a supporter les remarques à la con, que quand on se retrouve tous ensembles, on est liés, d'office. Vous, quand vous vous beurrez la tronche, vous vous battez, vous vous disputez. Nous, même avec une légère ivresse, on continue de s'aimer. On ne fait que ça. On s'aime, on aime, et on voit dans chaque nouvelle connaissance une richesse folle, et une raison de plus de se battre pour tout ce que je t'ai montré. 

Attends, j'ai pas fini. Viens, on va aller voir tous ces gens qui, volontairement, bénévolement, avec tout leur espace coeur et temps libre, tiennent a bout de bras les associations. Je vais te les montrer, les cinglés qui écrivent des articles a trois heures du matin, ceux qui planifient les actions futures, ceux qui passent leur vie au téléphone a soulager ce que vos victimes n'arrivent pas à soulager. Chaque personne que tu vas pointer du doigt, chaque corps souillé de tes crachats qui va chercher de l'aide, a toute heure du jour et de la nuit, elle va nous trouver. On se bat pour que cette personne sache qui appeller, et surtout, pour que cette personne sache que son combat est notre combat. 

Tu sais, nous, les pédés, les gouines, les lesbos, les broute-gazons, les pédales, les trans, les travlos, les à voile et à vapeur, quand un de nous tombe sous vos coups, c'est toute la communauté qui pleure. Sans exceptions. Quand tu tires a boulets rouges sur l'un de nous, c'est nous tous qui tombons. Et c'est nous tous qui nous relevons plus forts a chaque fois, parce que chaque nom de plus sur le mausolée de votre bêtise est un nom de plus pour lequel on va gagner, pour lequel on va tous vous braver, pour lequel on va l'obtenir, notre foutue égalité. 

Parce que demain, quand ton fils viendra te présenter son mec, tu penseras a son bonheur. 

Parce que demain, quand ta fille se mariera avec une autre nana, tu pleureras parce qu'elles sont magnifiques et parce que tu en es tellement fier que tu veux le dire à la terre entière. 

Parce que demain, tu viendras grossir les rangs de nos marches de la fierté, parce qu'on incarne l'amour. Rien que l'amour. 

Parce que demain, quand on sera tous et toutes dans les rues a hurler notre joie parce qu'on aura le droit de se marier, parce qu'on aura le droit d'avoir des enfants, tu seras avec nous a sabrer le champagne. 

Et parce que même si t'as rien pigé aujourd'hui, je ne te déteste pas. Tu me fais pitié. Tu loupes ce que la vie a de plus beau a offrir. La joie, la beauté, le plaisir, le bonheur, le partage, le courage, la fierté. Et l'amour, bordel. Et l'amour. 


Sincèrement, 
Axy 
(militante qui aime les filles, les garçons, les garçons qui aiment les garçons, et les filles qui aiment les filles et puis aussi les filles qui aiment les garçons et les garçons qui aiment les filles.)

P.S au fait, tu diras a tes copains et tes copines homophobes que même si vous criez fort, on chantera toujours plus fort que vous. Toujours. 

dimanche 8 juillet 2012

Abolitionisme 2012 : le CERF signe l'appel





JE DEMANDE : 
 l'adoption d'une loi d'abolition du système prostitueur incluant les mesures suivantes :
1. la suppression de toutes les mesures répressives à l’encontre des victimes de la prostitution,

2. la mise en place de moyens de protection et d'accompagnement social, incluant l'accès à la santé et au logement pour toutes les personnes prostituées,
3. la mise en place de véritables alternatives à la prostitution et l'ouverture de droits effectifs pour toutes les personnes prostituées, y compris étrangères,

4. l’interdiction de tout achat d’un acte sexuel et la pénalisation des clients,

5. le renforcement de la lutte contre toute forme de proxénétisme,

6. une politique ambitieuse d’éducation à une sexualité libre et respectueuse de l’autre, et à l’égalité entre les femmes et les hommes,

7. une politique de prévention de la prostitution, et de formation et d’information à ses réalités.


J'AFFIRME QUE : 


 le système prostitueur constitue

·         une violence inscrite dans la longue histoire de la domination masculine,
·         une exploitation de toutes les inégalités,
·         un obstacle fondamental à l’égalité entre les femmes, et les hommes
·         une violation des droits humains.

·         Parce qu’en payant pour obtenir un rapport sexuel, le client prostitueur impose sa volonté au mépris de l’autre et de son désir ;
·         Parce que tout acte sexuel non désiré constitue une violence ;
·         Parce qu’en plaçant le corps humain et la sexualité dans le champ du marché, la prostitution porte atteinte au principe fondamental de respect de la dignité de la personne et de son intégrité physique et psychique ;

vendredi 15 juin 2012

Pouvoir et harcèlement sexuel

http://www.jeanmarcmorandini.com/article-288282-morandini-zap-elle-affirme-que-nicolas-sarkozy-a-demande-une-gaterie-a-une-elue.html




La femme toujours coupable ou nulle ... manifeste


Inceste : La psychanalyse contre les petites et jeunes filles


FILM A VOIR EN STREAMING : LA CONSPIRATION DES OREILLES BOUCHEES

http://www.gratostream.net/linceste-la-conspiration-des-oreilles-bouchees-streaming.php




Françoise Dolto :
(Entretien cité dans Le Viol du Silence de Eva Thomas)
(Françoise Dolto interrogée par la revue Choisir, en novembre 1979).
" Choisir - Mais enfin, il y a bien des cas de viol ?
F.Dolto - Il n'y a pas de viol du tout. Elles sont consentantes.
Choisir - Quand une fille vient vous voir et qu'elle vous raconte que, dans son enfance, son père a coïté avec elle et qu'elle a ressenti cela comme un viol, que lui répondez-vous ?
F.Dolto - Elle ne l'a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l'aimait et qu'il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l'amour avec lui. "
Et plus loin:
" Choisir - D'après vous, il n'y a pas de père vicieux et pervers ?
F.Dolto - Il suffit que la fille refuse de coucher avec lui, en disant que cela ne se fait pas, pour qu'il la laisse tranquille.
Il peut insister ?
F.Dolto - Pas du tout, parce qu'il sait que l'enfant sait que c'est défendu.
Et puis le père incestueux a tout de même peur que sa fille en parle. En général la fille ne dit rien, enfin pas tout de suite. " (Entretien cité dans Le Viol du Silence de Eva Thomas)


Quelques extraits du livre : L'enfant, le juge et la psychanalyste ; entretien entre F. Dolto et A. Ruffo, Gallimard, 1999.
page 11 (préface) :
La juge : « Ce jour là, Françoise Dolto nous a parlé avec l'assurance que lui donnait sa longue expérience clinique de psychanalyste, son respect des enfants. »
page 33
La juge : [...] ce que je veux dire c'est qu'il arrive souvent avec des enfants de douze, treize ans, qu'on nous dise: « Cet enfant a des troubles de comportement » , parce qu'il a vécu un inceste, parce qu'il a été rejeté, parce qu'il a été méprisé. Mais moi je refuse de lui accorder la protection pour ses troubles.
F. Dolto : mais vous avez tout à fait raison parce que l'important c'est : puisqu'il a survécu, qu'est-ce qu'il y a eu de suffisant pour y prendre son pied ? Si un être est vraiment traumatisé, il tombe malade; si un être n'a pas de quoi vivre, il ne continue pas.

page34
F. Dolto : Si les enfants savaient que la loi interdit les privautés sensuelles entre adultes et enfants, et bien, à partir du moment où un adulte le lui demande, s'il accepte, c'estqu'il est complice, il n'a pas à se plaindreMais il peut avoir, sans se plaindre, à dire : « mais ça m'a fait très mal. Oui. Pourquoi t'es-tu laissé faire À partir du moment où l'enfant est au courant, très jeune de la loi, il est complice et on peut l'aider beaucoup mieux.
puisque tu savais que ce n'était pas permis... »

La juge : Je comprends très bien. À ce moment-là, on ne lui donne pas un rôle de victime.

page 53
La juge : Oui. Les enfants se sentent tellement coupables! C'est leur donner la permission de grandir de leur dire qu'ils ne sont pas responsables de leurs parents.
F. Dolto : Ils sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avilit dans leur relation à leurs enfants.

page 81
La Juge : Mais quand le père nie et que la mère est complice, que la mère refuse ou est incapable de protéger son enfant, qu'il faut le retirer du milieu familial, qu'arrive t-il de cette relation avec le père ?
F. Dolto : Ça dépend de chaque enfant, et je crois que ça dépendra de la relation maturante qu'il va rencontrer avec la famille dans laquelle il sera placé, ou avec l'éducateur avec qui il pourra parler et qui pourra justement lui faire comprendre que l'excitation dans laquelle était son père, peut-être sans l'avoir cherché, l'enfant en était complice. Parce que je crois que ces enfants sont plus ou moins complices de ce qui se passe...Il faudra leur dire très tôt...qu'ils ont un devoir de se dérober à ça pour que leurs parents restent des parents pour eux...

page 83
F. Dolto : Les enfants fabulent beaucoup, oui, c'est vrai. vous voulez dire: est-ce qu'ils fabulent sur les agressions dont ils sont l'objet ?
La Juge : Oui, par exemple, un enfant dit : « Papa a fait ceci ou cela avec moi. »
F. Dolto : Oui, justement, et les enfants ne pourraient plus le faire s'ils avaient été informés avant. « Et là pourquoi as-tu laissé faire puisque tu savais que tu ne devais pas, pourquoi l'as-tu laissé faire ? Ton rôle d'enfant, c'était de l'empêcher. »

vendredi 1 juin 2012

31 mai : l'amitié entre femmes dans la bible ...



Le 31 mai est la fête de la Visitation de Marie à Elisabeth, un des rares épisodes bibliques sur l'amitié entre femmes.  
Un ordre catholique se réfère à ce passage de la vie des deux femmes : l'ordre des Visitandines. 
Merci à Marie-Jo Bonnet pour son chapitre sur ce thème dans le chapitre consacré à la Madame de Sévigné dans " Qu'est ce qu'une femme désire quand elle désire une femme ? " (Ed. Odile Jacob)





" De fleurs en aiguille l'art de la broderie chez les visitandines" Editions Somogy Paris. 
 Musée de la Visitation de Moulins

mercredi 30 mai 2012

Une religieuse missionnaire montre le lien entre pornographie, pédophilie et violence, et valorise l'érotisme


A lire aussi pour connaître son témoignage sur l'avis de Jean-Paul II sur l'homosexualité ...




Sœur Marie-Paul Ross en interview web-vidéo : religieuse et sexologue, rencontre avec une femme qui nous parle d'amour et de...sexualité.

Je voudrais vous parler d'amour... et de sexe - Sœur Marie-Paul Ross, Les éditions Michel Lafon

Sœur Marie-Paul Ross, c'est un ovni porteur d'espor dans le milieu de l'Eglise, une femme dotée d'un tempérament bien trempé, à la fois religieuse et sexologue. Avec son joli accent canadien, elle est l'invitée de LA FRINGALE LITTERAIRE pour nous parler d'amour et de sexualité. Pour elle, le sexe doit être plus humanisé en mettant l'accent sur le désir, sur l'érotisme sans avoir peur de bannir la pornographie. 

Vidéo 1

Vidéo 2






A écouter sur le site de Radio Canada  : Une discussion entre soeur Marie-Paul Ross et Anne-Marie Losique

6 août 2011.  Deux femmes : l'une religieuse, l'autre directrice d'une chaîne de télévision de charme. 

COMMENTAIRE : 

Par rapport à la liberté sexuelle, deux logiques apparaissent dans ce dialogue. Losique pense que tout est permis entre adultes consentants. Ross dit ne pas aimer que même dans ces conditions, la négation de la valeur humaine de l'autre, apparaisse. Losique explique qu'il s'agit de jeu. 
Le problème est peut-être  de savoir si ce qui est pris ou présenté pour jeu l'est tant que cela ...

Par rapport aux actrices porno, les propos de Losique montre les mécanismes du discours de l'exploitation économique des femmes et ses contradictions dans toute leur splendeur : 
cette jeune femme qui se dit heureuse de pouvoir dépenser pour des vêtements chers, dit des femmes qui posent pour des photos pornos qu'elles peuvent toujours refuser de les faire, et que si elles le font parce qu'elles ont besoin d'argent, qu'elles n'ont pas à se plaindre ensuite ... 

Mais où est la gauche ?!!!!!




http://www.youtube.com/watch?v=qlrFKmMx8VY http://youtu.be/qlrFKmMx8VY http://youtu.be/Auyr_q3CyIY

Audio :  interview sur Europe Un
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Les-recits-d-Europe-1-soir/Sons/Religieuse-et-sexologue-746191/