Christine de Pisan

Christine de Pisan

jeudi 13 novembre 2008

Affaire Vanneste : Voltaire a gagné

La bêtise et l'erreur ne sont pas pénalement répréhensibles : ouf, on a eu tous chaud.

Christian Vanneste a tenu des propos ridicules en disant que l'homosexualité menaçait l'avenir de l'humanité car si ce comportement était étendu à l'humanité entière celle-ci disparaitrait.
C'est idiot, puisque l'homosexualité a toujours été minoritaire, et les homosexuel-les ne sont pas "prosélytes", contrairement à certains fantasmes.
C'est dangereux parce que cela peut conforter certains dans l'idée que certains emplois par exemple devraient être interdit à ceux qui ont un comportement "inférieur moralement".
Aujourd'hui Christian Vanneste explique qu'il a utilisé l'hyperbole : soit.

En tout état de cause, il suffisait de lui répondre.

La question que pose cette affaire est de savoir si les lois contre les propos " X-phobes" doivent nous amener à remplacer l' Agora, par le Tribunal, autrement dit, et il faut bien en avoir conscience, à supprimer "la dispute", le débat, c'est à dire la démocratie.


Aujourd'hui une affaire du même type s'annonce avec les propos de Gérard Longuet disant qu'à force d'admettre toutes les sexualités, dont l'homosexualité, on risque de devoir admettre la pédophilie et que l'on peut se poser des questions sur l'effet de la gaypride sur l'homophobie.

Accuser Gérard Longuet d'"assimiler homosexualité et pédophilie", c'est tout de même occulter le fait que dans les années 70, c'est bien au nom de la tolérance envers toutes les sexualités que la pédophilie était soutenue par nos "intellectuels", et c'est tout de même occulter que le tourisme sexuel pédophile est le fait d'hétéros comme d'homos, aujourd'hui encore, c'est encore occulter les textes grecs classiques sur l'homosexualité "pédagogique", et c'est encore occulter le fait que quantité de "gays et lesbiennes" ne partagent pas le point de vue des organisateurs de la gaypride, sur l'image que ces derniers donnent d'eux dans le grand public, et la jugent négative ...

Le fait de mener des activités militantes de défense de certaines catégories, ne doit pas conduire à des revendications imbéciles, portées par des discours justificatifs mensongers, qui détruisent avant tout le socle de nos libertés, qu'est la démocratie, avec son exigence de vérité,de pluralité et de dialogue.

Le C.E.R.F.




Propos homophobes : Christian Vanneste blanchi en cassation
LEMONDE.FR avec AFP 12.11.08 15h00 • Mis à jour le 12.11.08 16h21

La Cour de cassation a blanchi, mercredi 12 novembre, le député UMP du Nord Christian Vanneste et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, estimant qu'il n'avait pas dépassé les limites de la liberté d'expression.

En janvier 2005, quelques semaines après la promulgation de la loi réprimant les propos injurieux ou diffamatoires "en raison de l'orientation sexuelle", il avait déclaré à La Voix du Nord que l'homosexualité était une "menace pour la survie de l'humanité". "Je n'ai pas dit qu'elle était dangereuse, j'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité", justifiait-il alors. Dix jours plus tard, cet ancien professeur de philosophie, (...) précisait dans Nord Eclair : "Je critique les comportements, je dis qu'ils sont inférieurs moralement."

SOS-Homophobie, Act-Up Paris et le Syndicat national des entreprises gays (SNEG) avaient porté plainte pour ces divers propos. Le tribunal correctionnel de Lille avait condamné, en janvier 2006, M. Vanneste à 3 000 euros d'amende et 6 000 euros de dommages-intérêts aux plaignants, en soulignant que l'élu avait "manifesté de manière outrageante son intolérance". La cour d'appel de Douai avait confirmé cette décision un an après. Estimant qu'"un parlementaire est investi d'une parcelle de la souveraineté nationale" et que "sa liberté d'expression est une condition de la démocratie et de l'Etat de droit", (...).

La chambre criminelle de la cour de cassation a "cassé" mercredi la décision de la cour d'appel, allant contre l'avis de l'avocat général, qui le 14 octobre avait conclu au rejet de ce pourvoi, et sans même renvoyer le dossier devant une autre cour d'appel. "Si les propos litigieux, qui avaient été tenus dans la suite des débats et du vote de la loi du 30 décembre 2004, ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d'expression", a-t-elle considéré.

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1 commentaire:

Anonyme a dit…
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